Le surpoids et l’obésité sont définis comme une accumulation excessive ou anormale de graisse présentant un risque pour la santé. L’indice de masse corporelle (IMC) est une mesure brute qui utilise la hauteur et le poids d’une personne pour déterminer une valeur numérique. Selon cette mesure, une personne ayant un IMC > 25 est considérée en surpoids, et une personne dont l’IMC > 30 est considérée obèse (1).

  • L’obésité est une maladie complexe. Il existe de nombreux facteurs de risque différents pour l’obésité et la prise de poids, notamment les habitudes alimentaires, le niveau d’activité physique, la santé intestinale (microflore), les facteurs environnementaux, les habitudes de sommeil, le stress et la génétique.
  • Régime alimentaire et obésité. Les recherches suggèrent que consommer trop de calories provenant de toutes les sources (sucres, féculents, protéines, graisses et alcool) et ne pas les dépenser par le biais de fonctions corporelles normales, des mouvements et de l’activité physique peut contribuer à la prise de poids, car l’excès de calories est stocké dans le corps sous forme de graisse.
  • Les sucres et l’obesité. Les études ont montré des résultats variables. Dans l'ensemble, la recherche suggère que lorsque l'apport énergétique est contrôlé, le poids est maintenu, quelle que soit la source de calories.
  • Gestion du poids. Les aliments et les boissons dont la teneur en sucres et en graisse est plus élevée sont souvent les sources principales de l’excès de calories. Les changements apportés au régime alimentaire, comme la réduction de la fréquence ou de la taille des portions de ces types d’aliments et l’augmentation de la consommation d’aliments riches en nutriments, comme les fruits et les légumes peuvent aider à réduire la consommation excessive de calories. 

L'obesité : une maladie complexe

Un excès de poids augmente le risque de développer un certain nombre de maladies chroniques, comme le diabète de type 2 ainsi que les maladies cardiovasculaires.

L'obésité est causée par des influences sociétales, psychologie et activité individuelles, biologie, consommation alimentaire, production alimentaire, environnement d'activité

De nombreux facteurs de risque contribuent au risque d’obésité, y compris la biologie (p. ex. la génétique), le régime alimentaire (p. ex. la consommation d’aliments), l’activité de la personne (p. ex. l’activité physique), la psychologie de la personne (p. ex. le stress), l’environnement des activités, les influences sociales et la production alimentaire.

Régimes alimentaire et obésité

Le régime alimentaire est l'un des facteurs pouvant augmenter le risque de surpoids ou d'obésité. La prise de poids se produit lorsque plus d’énergie (calories) est ingérée à partir de tous les aliments et toutes les boissons que ce qui est nécessaire pour les fonctions corporelles normales (p. ex. respiration, digestion, pompage du sang), les mouvements quotidiens et l’activité physique (2). Les fluctuations de l’équilibre énergétique (apport énergétique plus ou moins important par rapport aux dépenses) lors d’un repas, pendant la journée ou la semaine sont normales et n’entraîneront pas nécessairement un changement chronique de la masse corporelle. Cependant, des augmentations importantes de l’apport énergétique par rapport aux dépenses (p. ex. équilibre énergétique positif) à des intervalles réguliers, ou des petites augmentations chroniques sur une longue période de temps peuvent provoquer une prise de poids et potentiellement provoquer l'obesité.

Toutes les sources de protéines dans les aliments et les boissons, les glucides (sucres et féculents), les graisses et l’alcool contribuent aux calories. Les recherches suggèrent qu’une trop grande consommation de calories provenant de toutes les sources (sucres, féculents, graisses, protéines, graisses, protéines et alcool) peuvt contribuer à la prise de poids (3) car l’excès de calories de ces nutriments n’est pas utilisé; au lieu de cela il est stocké sous forme de graisse.

l'équilibre énergetique est la clé pour maintenir un poids santé

Les sucres et l'obesité

Les taux d’obésité chez les enfants et les adultes au Canada a augmenté de manière importante au cours des 25 dernières années selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2004 de Santé Canada. Cette enquête mesurait directement la hauteur et le poids d’un échantillon national représentatif de plus de 30 000 personnes. Selon les données de Statistiques Canada, une consommation plus importante de calories indépendamment de leurs sources augmente le risque d’obésité. 

Le sucre ne provoque pas l'obésité; trop de calories provenant de toutes les sources d'aliment, y compris des sucres, peut entrainer la prise de poids

Cependant, les tendances concernant la consommation de sucres au Canada par rapport au taux d’obésité indiquent une relation inverse; tandis que les taux d’obésité continuent d’augmenter, la consommation de sucres ajoutés, elle, a diminué.

Consommation de sucres ajoutés et taux obésité au Canada 1994-2014

Sucres ajoutés selon les données sur la disponibilité de Statistiques Canada; taux d’obésité déterminés par les indices de masse corporelle.

Les résultats provenant des études se penchant sur les effets des sucres sur l’obésité pointent vers des conclusions différentes :

  • Un certain nombre de méta-analyses et d’études a permis de conclure que lorsque la quantité de sucres dans le régime alimentaire augmente ou diminue, il se produit un changement correspondant dans le poids. Cependant, lorsque les sucres sont remplacés par d’autres glucides, entraînant le maintien de l’apport énergétique moyen total, il n’y a pas de changement dans la masse corporelle (3-5).
  • Lorsque des boissons sucrées sont ajoutées à un régime alimentaire, on observe souvent une prise de poids. Lorsqu’elles sont retirées, on observe une diminution du poids, ce qui démontre l’impact de l’ajout et du retrait des calories sur la masse corporelle (6-8); cependant, lorsque l’apport calorique est contrôlé, on n’observe pas de changement sur la masse corporelle (9).

Gestion du poids

Pour réduire le risque de surpoids ou d’obésité, certaines personnes choisissent d’aborder des facteurs liés au mode de vie, comme le régime et l’activité physique. D’un point de vue du régime, discuter avec un médecin ou un diététiste professionnel peut être utile pour déterminer combien de calories par jour sont nécessaires. Dormir suffisamment et inclure des activités physiques dans ses routines quotidiennes peuvent également aider à maintenir un poids santé. Voici des suggestions supplémentaires liées au régime alimentaire :

  • Choisir plus souvent des aliments entiers riches en nutriments, comme les fruits et les légumes, les grains entiers et les viandes maigres au lieu d’autres aliments (comme les boissons sucrées, les aliments transformés et les viandes à haute teneur en graisse).
  • Réduire la taille des portions et/ou la fréquence des collations à plus haute teneur en calories, comme les gâteaux, les pâtisseries, le chocolat et les bonbons, les biscuits et les barres de céréales, les beignets et les muffins, la crème glacée et les desserts glacés, les frites, les croustilles, les nachos et d’autres collations salées. Consommez ces aliments occasionnellement plutôt que tous les jours.
  • L’eau est une option de boisson sans calories pour s’hydrater et étancher sa soif.
  • Il est aussi possible de boire des boissons sucrées. Pour réduire la teneur en calories de ces boissons :
    • Mélangez les boissons gazeuses sucrées avec du club soda ou de l’eau minérale.
    • Ajouter des quartiers de citron ou de petites quantités de jus de fruits 100 % à de l’eau pour changer les saveurs.
  • Les sucres et les graisses dans les cafés et les thés froids et chauds préparés ajoutent des calories; choisir un café ou un thé nature et y ajouter du lait et/ou une petite quantité de sucre selon les goûts de la personne peut réduire le nombre de calories pour la journée.

Pour plus d'informations, les ressources supplémentaires incluent : 

Articles de nouvelles récentes comprennent :

Références

  1. World Health Organization. 2018. Obesity
  2. Centers for Disease Control and Prevention. 2018. Adult Obesity Causes and Consequences.
  3. Te Morenga L et al. Dietary sugars and body weight: systematic review and meta-analyses of randomised controlled trials and cohort studies. BMJ. 2013;346:e7492.
  4. Rippe JM and Angelopoulos TJ. Relationship between added sugars consumption and chronic disease risk factors: current understanding. Nutrients. 2016;8(11):697.
  5. Khan TA and Sievenpiper JL. Controversies about sugars: Results from systematic reviews and meta-analyses on obesity, cardiometabolic disease and diabetes. EJCN. 2016;55(2):25-43.
  6. Ma J et al. Sugar-sweetened beverage consumption is associated with change of visceral adipose tissue over 6 years of follow-up. Circulation. 2016;115.
  7. Malik VS et al. Sugar-sweetened beverages and weight gain in children and adults: a systematic review and meta-analysis–. AJCN. 2013;98(4):1084-102.
  8. Kaiser KA et al. Will reducing sugar‐sweetened beverage consumption reduce obesity? Evidence supporting conjecture is strong, but evidence when testing effect is weak. Obesity Reviews. 2013;14(8):620-33.
  9. Trumbo PR, Rivers CR. Systematic review of the evidence for an association between sugar-sweetened beverage consumption and risk of obesity. Nutrition Reviews. 2014;72(9):566-74.