22 février 2017

L’Alliance canadienne du commerce agroalimentaire (ACCA) a publié aujourd’hui un rapport intitulé « À la conquête de la Chine : accroître les exportations agroalimentaires du Canada vers la Chine ». Le rapport se penche sur les possibilités d’augmenter et augmenter et améliorer les échanges commerciaux vers un marché ayant absorbé l’an dernier 5,6 milliards de dollars de produits agricoles et agroalimentaires canadiens. La Chine est le deuxième partenaire commercial du Canada, après les États-Unis.
 
« La Chine a développé un goût pour les produits agroalimentaires canadiens. Il est maintenant temps que ce potentiel se traduise en croissance pour le Canada, a déclaré le président de l’ACCA, Brian Innes. Nous avons à peine exploité les possibilités. Il reste encore beaucoup à faire pour satisfaire l’appétit du dragon pour les produits canadiens. »
 
La Chine représente un énorme marché et sa classe moyenne grandissante désire des produits sécuritaires et de grande qualité. D’ici 2020, la Chine devrait devenir le premier importateur de produits agroalimentaires au monde1. Le secteur agroalimentaire canadien, qui est concurrentiel à l’échelle internationale, présente un vaste potentiel de croissance, comme l’a révélé le récent rapport en matière de croissance économique remis par le Conseil consultatif au ministre des Finances, Bill Morneau. De manière générale, le Canada exporte la moitié de son boeuf, plus de la moitié de son orge, de son porc et de son soja, 75 pour cent de son blé, 90 pour cent ou plus de son canola et de ses légumineuses et plus de 40 pour cent de ses aliments transformés.
 
Le rapport décrit les opportunités de croissance pour les exportations de produits agroalimentaires canadiens vers la Chine, et les façons dont nous pourrions tirer profit de ces opportunités si les barrières tarifaires et non tarifaires étaient éliminées. À l’heure actuelle, les exportations agroalimentaires vers la Chine sont importantes. Le marché absorbe un tiers des exportations canadiennes de canola et représente un vaste marché pour le soja, les légumineuses, le blé, l’orge, le boeuf et le porc, entre autres. Ce potentiel n’a cependant pas encore été complètement exploité jusqu’à maintenant.
« Accroître nos exportations agroalimentaires vers la Chine sera crucial pour l’avenir économique du Canada au cours des 50 prochaines années, a indiqué Innes. Notre succès dépendra de la façon avec laquelle le Canada parviendra à ouvrir les portes de ce marché immense. »
 
Bien que les produits agroalimentaires canadiens fassent l’objet d’une demande considérable toujours plus importante en Chine, des obstacles de taille, qui sont décrits dans le rapport, perdurent et viennent mettre un frein à la croissance. Par exemple, de multiples barrières tarifaires et non tarifaires réduisent l’éventail des produits qui peuvent être exportés et suscitent un sentiment d’incertitude pour les entreprises exportatrices.
 
Même si l’élimination des barrières s’avérera difficile, la production chinoise, quant à elle, ne peut pas répondre à la demande pour un nombre de produits. Il existe donc des opportunités de combler la demande du marché et d’accroître le commerce canadien vers la Chine.
 
Résoudre le problème des barrières non-tarifaires, notamment l’absence de régularité en matière de contrôles et de règles, pourrait diminuer les coûts des exportations et étendre le commerce à d’avantage de secteurs comme le porc et le boeuf. Avoir des règles fondées sur la science et prévisibles est important pour tous les secteurs agroalimentaires. Des communications régulières entre gouvernements concernant les politiques contribueraient également à améliorer le caractère prévisible de ces règles pour les exportateurs agricoles et agroalimentaires canadiens.
 
L’élimination des droits et l’augmentation des contingents tarifaires pour le blé, l’orge, les légumineuses, le soja, le canola ainsi que pour le sucre et les produits contenant du sucre offriraient des possibilités pour le secteur canadien. Dans certains cas, le Canada est désavantagé par rapport à d’autres pays comme l’Australie qui bénéficie d’un accord de libre-échange. Un accord de libre-échange qui éliminerait les droits de douanes permettrait au Canada d’être concurrentiel et aux exportateurs de répondre à la demande chinoise.
 
 
 
L’ACCA est une coalition d’organismes nationaux et régionaux qui appuient un environnement commercial international plus ouvert et transparent pour le secteur agricole et agroalimentaire canadien. Les membres de l’ACCA représentent les fermiers, producteurs, transformateurs et exportateurs des principaux secteurs agroalimentaires qui dépendent du commerce au Canada : soit le boeuf, le porc, les céréales, les oléagineux, le soya, les légumineuses, le malt et le sucre. Ensemble, les membres de l’ACCA représentent 90 pour cent des exportations agricoles et agroalimentaires du Canada, soit environ 54 milliards de dollars d’exportations par année. L’activité économique générée par les membres de l’ACCA soutient 940 000 emplois au Canada.
 
Pour obtenir plus d’information, veuillez communiquer avec :
Claire Citeau
Directrice générale, ACCA
cciteau@cafta.org, 613-560-0500
                                                                      
 
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1Prospects for Canadian agriculture in Asia - Policy Options – 2012