02 février 2012

L’article, « The toxic truth about sugar », paru dans le numéro de février du magazine Nature va à l’encontre de l’ensemble des preuves scientifiques sur la consommation de sucre et la santé. Des recherches scientifiques approfondies, comme le rapport sur les apports nutritionnels de référence (ANREF) de l’Institute of Medecine, ne soutiennent pas la théorie selon laquelle le sucre est « toxique » et peut causer des maladies non transmissibles, dont l’obésité, l’hypertension ou des maladies cardiovasculaires.

Le rapport sur les ANREF, sur lequel sont basées les recommandations alimentaires au Canada, a examiné toutes les preuves disponibles sur l’effet des sucres totaux et des sucres ajoutés sur les maladies chroniques, et a conclu qu’il n’y a pas assez de preuves permettant d’établir un niveau maximum en ce qui concerne les sucres totaux ou ajoutés. Les recommandations alimentaires actuelles suggèrent de ne pas consommer plus de 25 % des calories totales venant de sucres ajoutés. Au Canada, la consommation de sucres ajoutés représente de 10 à 13 % de la consommation d’énergie totale, ce qui est bien inférieur au niveau maximum recommandé.

La consommation de sucres ajoutés n’est pas en hausse comme le prétendent les auteurs. Au Canada, la consommation de sucre (saccharose) a diminué au cours des 40 dernières années, et la consommation de sucres ajoutés totaux est considérée comme stable ou légèrement en baisse pour ce qui est du pourcentage des calories totales. La documentation récente a aussi indiqué que la consommation de sucres ajoutés est restée stable ou est en baisse en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les taux d’obésité continuent de monter, contrairement aux tendances sur la consommation de sucres ajoutés.

Le corps métabolise les sucres ajoutés et les sucres naturels de la même façon. Les sucres (naturels et ajoutés) se trouvent dans toutes sortes d’aliments, y compris les fruits et légumes, les produits laitiers, les céréales et les produits céréaliers. Le sucre joue un rôle important au niveau des aspects sensoriels et de la sécurité des aliments : le sucre donne de la texture, du goût et améliore l’apparence des aliments, c’est un agent de conservation naturel, et il permet la fermentation et a aussi des propriétés antioxydantes.

Recherches scientifiques :

Le sucre n’est pas toxique et ne cause pas de dépendance

"There is no support from the human literature for the hypothesis that sucrose may be physically addictive or that addiction to sugar plays a role in eating disorders."

La consommation de sucre ne cause pas l’obésité et d’autres maladies chroniques

"Based on the data available on dental caries, behavior, cancer, risk of obesity, and risk of hyperlipidemia, there is insufficient evidence to set a UL for total or added sugars "

Autres documents :

La consommation de sucre ne cause pas le diabète

"Studies failed to demonstrate an obvious relationship between the intake of total simple carbohydrates and glycaemic control or risk to develop a type 2 diabetes and particularly specific evidence is missing in terms of sucrose effect on diabetes."

Autres liens :

La consommation de sucre est stable ou en baisse alors que les taux d’obésité sont en hausse

Aucun macronutriment en lui seul ne peut expliquer la hausse des taux d’obésité

La consommation de sucres ajoutés au Canada est bien inférieure au maximum suggéré par les ANREF, soit 25 % de la consommation d’énergie, et bien en-deçà des recommandations alimentaires pour les glucides totaux (sucres et amidons).